Patiperros la trace d’un petit bus orange

Patiperros la trace d’un petit bus orange

4éme de couverture: « Et si vous quittiez tout pour une nouvelle vie! Une vie sans lendemain, au jour le jour, sans montre, sans retour, se laissant guider par les signes du destin.

Ce livre, récit de voyage, aux anecdotes parfois cocasses et stupéfiantes, s’attarde aussi sur ce qui se passe là-haut, dans la caboche du flâneur.

Témoignant d’une évolution certainement différente et d’un questionnement engendré par un vagabondage de plusieurs années, voici l’histoire d’un homme et de son vieux combi de 1976, parti vivre ce que beaucoup rêvent tout bas, de la Patagonie à l’Alaska, de la solitude à l’amour, à la découverte du monde et de soi-même. »

patiperros la trace d'un petit bus orange

Lire était une de mes résolutions de 2015, je triche un peu puisque celui ci, je l’ai lu fin 2014 mais il fallait que je vous en parle.

Ce que j’ai pensé de ce livre: Je l’ai tout bonnement adoré et je ne crois pas me tromper en affirmant que c’est mon livre préféré de tous les temps.

Julien, le narrateur et personnage principal, nous raconte avec simplicité et sincérité, son road trip du Brésil jusqu’en Alaska en passant par l’Argentine, la Bolivie, la Terre de feu, le Chili, le Pérou, la Colombie et j’en passe mais surtout la Patagonie, mon moment préféré. Parti en solitaire au début, il va même y rencontrer sa femme et leur histoire est magique, un conte de fées moderne comme on n’entends pas assez parler. Un peu de douceur dans ce monde de brutes, qui fait du bien.

Nous nous retrouvâmes dans la station de bus de Santiago du Chili comme prévu. Dans la continuité incroyable de cet enchaînement parfait de signes annonciateurs, spontanément le lendemain, nos lèvres se touchèrent pour la première fois dans un naturel que nous-mêmes n’arrivions qu’à peine à saisir.

Dans les jours qui suivirent, elle m’avoua tout ce que je n’avais jamais su. Que depuis notre rencontre chez la senora Margarita à Sajama, elle n’avait plus jamais arrêté de penser à moi, laissant des messages aux gens que jamais je ne revis, me cherchant, espérant qu’à chaque coin de rue je réapparaîtrais devant elle. Mais jamais, dans les quelques conversations que nous eûmes par la suite, elle n’avait osé me dire la vérité de peur de passer pour une folle.

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Le lac titicaca étant connu pour être un des sept Chakras de la terre, ce haut lieu de puissance contient une concentration d’énergie très grande. Alors ayant dormi au bord de ce lac sacré, ma présence physique ajoutée à la malléabilité de l’esprit lors des rêves m’avait mis dans un contexte de réception extrêment élevé et m’avait permis quelque part, cette nuit-là, d’entendre la force, l’insistance et la sincérité de l’appel céleste de Carolina.

4 années et demie de voyages, la question que je me pose a chaque fois: mais comment font ces personnes pour vivre??? Tout simplement déjà, ils n’ont certainement pas besoin de superflu, pour subsister, ils se mettent à vendre des tee shirts, des stickers avec leur noms patiperros (terme chilien, pati:patte et perro:chien. Terme définissant « le vagabond, celui qui ne peut rester à la maison, celui qui brûle les câbles de la curiosité, voyageant vers des lieux jamais visités et qui ne peut s’empêcher de laisser des traces de pas un peu partout. » Totalement eux.

J’ai rêvé, j’ai voyagé avec eux, et pour faire perdurer le voyage, mettre une image sur les paysages, j’ai regardé tous leurs petits films.

Je n’ai plus qu’une seule envie maintenant, prendre le camion, d’ailleurs sa restauration a bien avancé, il faudrait que je vous le montre un de ces quatre, et m’enfuir, vivre de voyage et d’eau fraîche.