La marseillaise des femmes

La marseillaise des femmes

Chaque course est un nouveau défi à relever. Vous pouvez être marathonien et en chier 2 mois après sur un 5 kilomètres.

Pourquoi je dis ça? Parce c’est ce qu’il m’est arrivé dimanche pardi.

Depuis le marathon, la plupart de mes entraînements se font en endurance fondamentale ou à allure à peine supérieure et pour cause, dès que je commence à accélérer ça tire de partout dans les chevilles, les mollets, les cuisses, c’est affreux!!! le souffle, quant à lui, une fois ça va, une autre pas du tout.

J’ai aussi pas mal de boulot en ce moment et le soir, j’enfile ma casquette « comité des fêtes » du village afin d’organiser les prochaines festivités de fin de mois, lire « élection de miss ». C’est aussi la période des pots de départs, des au revoir, la période des mariages. Si bien que j’ai l’impression de passer mon temps a manger sans forcément avoir le temps de faire du sport.

Je me suis pesée, pas trop de dégâts mais moi j’ai l’impression de gonfler a vue d’oeil et surtout la fatigue est mon amie.

Ma dernière sortie avant la marseillaise des femmes, c’était le 5 juin soit 12 jours sans chausser mes baskets, une éternité.

Dimanche, je me suis donc alignée sur cette ligne de départ mais pour moi, ce n’était que 5 kms. ne jamais sous estimer la difficulté, il faisait 28 degrés!!!!

Comme je le disais, j’ai pestais sur mon compte Instagram, l’organisation des courses a Marseille c’est freestyle!!!! Je voulais rentrer dans mon SAS mais tout était bloqué.

Je n’ai pas fait attention mais pour moi ça n’était notifié nulle part mais nous avons eu droit a des parachutistes féminines, au top!!! C’était un beau spectacle!!!

Ensuite ben il fallait juste traverser la route et devinez quoi, il y avait des voitures qui circulaient oui la route n’était pas totalement fermée, impensable dans une autre ville enfin bref!!!

J’arrive enfin dans mon SAS, et j’en étais persuadée, j’avais remarqué leurs chaussures, il y avait des marcheuses. Normalement, le départ des marcheuses était programmé plus tard mais il n’en était rien dimanche.

Le départ est donné, je pars trop vite, je me faufile pour passer devant les marcheuses, le 1er km passe super vite. J’ai soif, le ravito est dans 2kms. Je serres les dents, on arrive au parc Borely, c’est magnifique et pour être passée là à plusieurs reprises (visites, Color run, semi de Marseille *2), je sais qu’il y a des robinets. Je ne suis pas la seule à avoir soif, on dirait il y a la queue, je me mets un peu d’eau sur la casquette, sur le visage mais je n’arrive pas à boire. Ca va beaucoup mieux, et j’ai perdu assez de temps, je repars.

2éme, 3éme, je me fais bousculer par un mec, il fait le lièvre pour sa copine. Comme je le dis, c’est bien d’aider les autres a atteindre ses objectifs mais le faire en respectant les autres c’est encore mieux.

On sors du parc, on a droit a des grandes lignes droites, on croise ceux qui ont déjà fait leurs boucles et je vois que je ne suis pas la seule a souffrir.

4éme km, allez plus qu’un!!!! Ca marche devant moi, et des coureuses j’ai envie de faire pareil mais j’ai honte alors je serres les dents. Oh le panneau 5km, elle est ou l’arche, un peu plus loin a côté du village en fait, 300m de plus.

Je n’ai pas pété de records mais je n’ai pas marché, ca me va!!! Je ne ferais plus la maligne en ce qui concerne les petites distances, on peut aussi trouver ça dur!!!

Un week end dans la capitale pour le marathon de Paris

Un week end dans la capitale pour le marathon de Paris

Un an que j’en rêvais, je m’étais inscrite l’année dernière après Bordeaux, après avoir lu des tonnes de compte rendus de course.

Bref, déjà une semaine (oui j’ai encore oubliée publier mon article en temps et en heure, blogueuse en carton!!!), malgré la fatigue, (c’est plus la logistique autour de ce week end qui m’a fatiguée le plus je crois), je suis toujours sur mon petit nuage. Je me trimballes avec ma médaille dans mon sac, jamais loin de moi de peur qu’on me la vole, et surtout avec ce petit ruban rose/ orange avec son inscription #parismarathongirls, pour le coup, pas du tout discret mais pas un seul de mes collègues n’a fait de remarques. Pas de douleurs, pas de courbatures et pourtant j’en ai c***, l’après course, j’avais mal partout.

Je vous racontes tout en détails?? Vous êtes prêts? Ca va être long, je vous préviens.

Jour J-6, je dois prendre le train vendredi, ce n’est pas un jour de grève et pourtant, seuls 2 trains circulent. Je suis stressée, j’ai fais poser ma cuisine la semaine d’avant, on a pleins de galères et en général, je ne suis pas chanceuse. Je décides d’annuler mes billets et d’opter pour un autre moyen de transport.

La voiture, trop long, et puis ça va être la galère pour la garer, pour la redescendre, le co-voiturage, pourquoi pas?

Le bus? Il part de Marseille, il faut encore trouver quelqu’un pour m’emmener a la gare.

Au final, j’opte pour l’avion et avec du recul, j’ai bien fait.

Jour J-2, quelle galère a l’aéroport, du monde de partout, un avion qui décollera en retard, ca annonce la couleur. Bref, trop contente d’arriver a Paris. Direction le salon du running, je retire mon dossard, passe sur le stand de chaussettes de Marine Leleu, mon psycho-pote y travaille, je suis trop contente de le voir. En même temps, je m’inscris a la Paris Run Breakfast du lendemain.

Jour J-1, je retrouve une partie de ma team les psychopathes a Rivoli, pour la Paris Run Breakfast donc, une petite course sympa, non chronométrée, on passe devant le Louvre, et quelques autres endroits touristiques, on s’amuse, on fait les fous, les 5 kms passent super vite qu’on arrive au pied de la Tour Eiffel, pour un petit déjeuner typiquement français, des pains au chocolat pour certains, des chocolatines pour d’autres, pas de jaloux hein, pas de polémique ici.

On passera un bon moment a faire des photos. Comment je me sens a ce moment là? Tout simplement heureuse et pas stressée pour un sou.

Resto du midi ou le plat de pâtes est de rigueur. Re salon du running, rencontres instagram, j’adore.

On a dit on rentre tôt, on se repose l’après midi, c’est raté, je rentres a l’appart à 17h00 vannée de ma journée, ma montre m’affiche plus de 20 000 pas. Petite galère dans le Airbnb, fuite d’eau, génial, mais on ne se prends pas la tête on est pas là pour ça, on est la pour relever ce défi pour lequel on s’entraine depuis 3 mois.

Jour J, nuit pas terrible mais je suis en pleine forme, prête à en découdre. Je rejoins ma team à l’Arc de Triomphe.

On est super en avance, mais je ne vois pas le temps passer avec eux, on se fait des tatouages, on rigoles, on fait les cons, ca fait du bien!!!

Le départ est donné, ca y est, peur, excitation, je cours avec Sophie, je suis contente de ne pas être toute seule. On passes devant le Louvre, ouh les pompiers, ils sont bien gaulés hein, une petite blague, des mots échangés avec un coureur!!!!

Ce qui me stressait le plus, c’est con a dire mais c’était le temps qu’il allait faire, je ne voulais avoir de pluie, et ben bingo, pas de pluie mais une chaleur écrasante, jamais contente la fille!!!!

Les premiers 5 kms passent à une vitesse folle, 34 minutes a ma montre, Sophie n’en peut plus, la pauvre, je n’ai pas envie de la laisser mais elle me demande de partir. Quelques mots pour la dissuader d’abandonner quand même et me voilà repartie, je suis entourée de je ne sais pas combien de coureurs mais un sentiment de solitude m’envahit, j’en ai la chair de poule alors que j’ai chaud. Je m’enferme dans ma bulle, je continues de courir, je penses a tout et a rien, mon corps est là mais mon esprit est ailleurs.

Plus rien n’a d’importance pour moi, je suis bien mais je suis dans un état second.

On m’a dit, tu verras, tu ne peux pas t’ennuyer sur le parcours, il y a tellement de belles choses a voir. Je n’ai rien vu, honnêtement, quand j’y repenses c’est fou.

Je savais qu’on m’attendait au 9éme kms, alors je cherchais leurs visages parmi les personnes au bord de la route. J’étais la ou je devais être, j’étais heureuse.

Je ne sais plus si c’était avant ou après les ponts, toujours est t’il qu’on est passé a côté d’un cimetière. J’ai pensé a mon grand père, a mon ami partis bien trop tôt, a qui je n’aurais jamais l’occasion de leur dire que je suis marathonienne. Des larmes commencent a couler le long de mes joues, je suis a fleur de peau, j’ai du mal a respirer. J’accèleres sans le vouloir, pour ralentir ensuite, accélérer, ralentir, je suis en train de me crever. Je souffles un bon coup, j’arrives a me reprendre tant bien que mal.

23éme kms, la musique se coupe, sans musique, je ne peux pas courir, ma bulle éclates, et ca commence a être dur, ce tunnel qui pue, interminable, sans intérêt, ma montre qui perds son signal GPS, mon marathon commence a ce moment là, et les incertitudes commencent a arriver.

Alternance de montées, et de descentes, le meneur d’allure 5h00 me passe devant, mon objectif de 4h59min 59s me passe sous le nez, je me bats, je ne veux rien lâcher. Un coup d’oeil a ma montre, mais il court vachement vite pour un objectif de 5h00 le bonhomme la, sur moins de 500 mètres, il a réussi a me tuer. Tant pis, je le laisse s’en aller, je m’accroches.

Ma playlist se remets a fonctionner comme si de rien n’était, je suis soulagée. J’ai bien ralenti l’allure, je ne veux pas marcher, mes cuisses commencent a se durcir, je ne veux pas me prendre le mur.

Est ce à ce moment que je ressens la main réconfortante de la capitaine de ma team dans mon dos, je ne sais pas, les souvenirs sont tout emmêlés dans ma tête et depuis que ma musique est revenue, ma bulle s’est recrée autour de moi.

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Crédit photo: Farhay photographie

Km 30, je sais que sylvie nous attends, je la cherches, je ne la vois pas, je suis un peu déçue mais au final, elle était au km 32, je suis heureuse de retrouver un visage familier. Il fait chaud, c’est dur!!!!!

Km 34, j’ai faim mais je n’arrives pas à manger, je préfères m’arrêter au ravito perdre un peu plus de temps, me forcer a manger, je n’ai pas envie de tomber. Je relances la machine, hophophop, ça fait mal, le meneur d’allure 5h30 me passes devant. Je recommences a pleurer, je n’y crois plus et décide de marcher, j’alternes course et marche le temps de me calmer. Ca fait de plus en plus mal de repartir, je ne sais combien de temps j’ai marché, combien de temps j’ai pleuré.

Je ne sais pas ou j’ai trouvé la force de tenir mais je repars. De toute façon, ca fait moins mal de courir que de marcher!!! Il ya de plus en plus de monde qui marche, je m’accroches, je suis cette ligne verte. Je rages, ma montre sonne 500m avant les panneaux, je ne sais pas ou j’en suis.

On passe devant la fondation Louis Vuitton, le seul bâtiment que j’ai remarqué sur le parcours c’est dire, c’est bientôt la fin et j’ai hâte. Dernier virage, j’entends le speaker, c’est bon, j’y suis presque.

J’aperçois l’arche d’arrivée, j’accélères, je donne tout, j’en ai tellement marre. Un regard vers le ciel, je sais que de la haut, ils ont veillés sur moi, j’espère qu’ils sont fiers autant que je le suis.

5H et 28 minutes d’efforts, c’est long et c’est court en même temps, j’ai souffert de la chaleur, je suis loin de mon objectif, on s’en tapes l’essentiel n’est pas là, j’ai réussi, je suis MARATHONIENNE pour la seconde fois.

3 mois de prépa, un peu plus de 500kms de parcourus, je suis MARATHONIENNE.

A tout ceux qui n’ont pas crus en moi, vos mots m’ont portés vers cette arche d’arrivée, je ne vous en veut pas.

A tout ceux qui ont crus en moi, alors que j’y croyais pas moi même, je vous en remercie.

A toi mon corps, je ne t’aime pas la plupart du temps, encore une fois, tu m’as prouvé encore une fois que j’avais tort.

A toi qui te pose encore des questions sur ta capacité a courir un marathon, je n’ai qu’un conseil a te donner. Entraines toi du mieux que tu peux, ne te poses pas trop de questions et fonce.

C’est dur, je ne vais pas te mentir, c’est tellement dur mais ça en vaut vraiment le coup. Tu pousses ton corps dans ses retranchements, je suis sensible mais pas démonstrative, de l’excitation, du bonheur, de la peur, de la tristesse, il y a tellement de sentiments qui m’ont habités pendant ses 5H28.

Comme je vous l’ai dit en début d’article, une semaine après, je suis toujours sur mon petit nuage et j’ai du mal a y croire. Le lendemain, ça me tirait légèrement dans les cuisses mais pas de courbatures et le surlendemain rien, le corps humain est une machine et décidément je n’y comprends toujours rien.

Si j’ai envie de retenter l’aventure??? Juste après avoir passé la ligne d’arrivée, je me suis entendue dire plus jamais, 2 marathons c’est suffisant comme ça!!! mais je crois que j’ai parlé sur le coup de la colère, à la fin du marathon, j’avais mal partout, j’en pouvais plus, je ne pouvais pas m’asseoir puisque je ne pouvais tout simplement pas me pencher, mes cuisses me faisaient horriblement mal.

Mais maintenant, j’ai un autre projet en tête, wait and see.

Une phrase que j’adore et je terminerais la dessus,  » la douleur est temporaire, la fierté est éternelle ».

Semi de Bordeaux- 24 mars 2018

Semi de Bordeaux- 24 mars 2018

Et oui comme je vous l’ai dit, cet article, je l’ai écrit juste après le semi de Bordeaux mais les aléas de la vie, le quotidien, je ne l’ai pas publié en temps et en heure alors voilà je rattrape mes erreurs.

Si on était a la Réunion, on pourrait dire: « Si c’était un carry poisson, na longtemps nauré té fine gaté !!!! » (Si c’était un carry de poisson, il n’aurait été plus bon depuis longtemps, en gros, c’est du passé quoi, vous l’aurez compris).

Samedi soir dernier, je prenais le départ de mon 7éme semi marathon, celui de Bordeaux, là ou je suis devenue marathonienne pour la 1ére fois.

Et si l’année dernière, le temps était clément ce n’était clairement pas le cas cette année.

On est arrivés vers les 19h, le temps de retrouver un ancien collègue, on a tellement papoté que j’ai oublié de m’échauffer.

19H30, dans le SAS, il fait froid, il tombe quelques gouttes et le vent se lève tout doucement. L’espace d’un instant je pense m’échapper tranquillement sur un malentendu, rentrer a l’appart de mon pote au chaud, tranquille.

Je suis bien contente d’avoir pris ma veste, je pensais simplement courir en tee shirt.

Ca y est, le départ est donné, les 2 premiers kms me serviront d’échauffement mais surtout je me réchauffe. Je suis partie un peu vite, je sais que je le regretterais plus tard mais vraiment c’est la 1ére fois que je me demande ce que je fous là!!!!

Il y a du monde sur le côté à nous encourager, mais il y a aussi pleins de coureurs. Je n’ai jamais été aussi entourée mais je n’arrive pas à trouver mon rythme, j’accélère, je ralentis, trop de gens autour de moi, je ne peux pas doubler!!! D’un côté, j’ai juste envie de me laisser porter mais non, hors de question d’en faire trop!!!

On arrive sur le pont, et bizarrement, on a plus de place!!!! L’année dernière, la course était organisée un peu plus tard dans la saison et il faisait encore jour, la vue y était magnifique mais la ce soir, il fait noir c’est dommage, en revanche, l’ambiance qui s’y dégage est vraiment particulière, je me sens bien. C’est déjà la descente, mais c’est aussi les embouteillages!!!! En bas, sur la droite, les hommes sont tous alignés a faire pipi, ca me fait rire.

Les souvenirs se mélangent un peu dans ma tête, malgré le mauvais temps, je ne vois pas le temps passer vraiment, les jambes avançant toutes seules.

Je n’ai pas pris de ravitos, pas d’eau et je le regrettes un peu. Les bénévoles sont top mais la quantité d’aliments laisse à désirer, a un stand, carrément, il n’y avait plus de gobelets donc pas d’eau, dommage.

Et oui, vous avez bien lu, des gobelets, les organisateurs, il va falloir me dire si vous êtes capable de courir vous avec un verre d’eau. Obligée de s’arrêter, mais de toute façon, impossible de faire autrement, entre la pluie, les peaux d’oranges par terre, le sol est vachement glissant.

Les 3 derniers kms, je paye un peu le manque d’échauffement, le vent froid en pleine face là, j’en ai marre. Il y a pleins de monde autour de moi qui marche, et pour être tout à fait honnête, j’ai aussi envie de le faire mais je mettrais plus de temps a passer la ligne d’arrivée, et surtout plus vite j’arrive, plus vite je serais au chaud alors on lâche rien.

(Je en avais marre là juste avant la ligne d arrivée)

Dernier virage, de la descente, j’accélère, je passerais la ligne d’arrivée juste avant une équipe de joelette en 2H24, soit une minute de plus que Marseille, mais si j’étais en super forme la semaine d’avant là avec le mauvais temps, ce fût autre chose.

On ne va quand même pas se plaindre, non, quand je vois les équipes de joelette, ça remets tout de suite en place!!!!

Je l’ai fait, mon pote me propose d’aller boire un verre, je préférerais rentrée, je suis trempée jusqu’aux os, je n’ai qu’une envie d’être au chaud. Chaque course t’apprends quelque chose, celle ci m’aurait préparé le moral pour le marathon de Paris. On croise les doigts pour ne pas avoir de pluie.

La motivation, comment la garder sur la longueur?

La motivation, comment la garder sur la longueur?

« Mais comment tu fais pour faire autant de sport?? Mais comment tu fais pour courir autant, d’autant plus sur un tapis? »

J’ai commencé a courir pour perdre du poids, mais maintenant c’est devenu une habitude,, je ne me poses plus de questions, j’enfiles mes baskets et j’y vais.

Mais je ne suis pas une machine, moi aussi, il m’arrive d’être démotivée, d’avoir la flemme, en général, ça ne dure pas longtemps!!!

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(Crédit photo: pexabay)

J’avais envie, aujourd’hui, de vous partager mes petits conseils, mes petites astuces, alors on y va!!!

1. Je me fixes des objectifs,

Si vous me suivez, je l’écris partout, je fais le marathon de Paris en avril prochain. Mon gros objectif de début d’année, mais ce n’est pas tout, d’autres course m’attendent. Attention cependant, a vous fixer, des objectifs que vous pouvez atteindre. Certes, il faut savoir de temps à autre sortir de sa zone de confort, mais vous dire que vous ferez un marathon dans 4 mois alors que vous ne courez pas, il faut savoir être raisonnable.

2. Je prends mon temps,

Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui, je ne suis pas capable de courir un marathon qu’il faut y renoncer. Mais chaque chose en son temps, commencer tout doucement pour durer sur le long terme. Je relativises, je suis moins dure avec moi, j’y arriverais un jour, n’hésitez pas a vous fixer des mini objectifs avant de réaliser le Big objectif.

3. Je n’hésites pas a reporter une séance si je n’en ai pas envie ou s’il fait mauvais temps,

j’ai dit reporter pas annuler. Rien ne sert de se forcer.

4. Choisissez un sport qui vous plait,

Ne choisissez pas la course a pied parce que c’est le sport qui est à la mode ou qui fait perdre le plus de poids. Oui je sais j’ai commencé pour ça mais j’ai tenu parce qu’au final, ça m’a plu, le plaisir était au rendez vous assez rapidement. Faites les choses avec amour, parce que vous en avez envie.

Faites le pour vous faire du bien, n’écoutez pas les autres!!!!

5. Pratiquez la visualisation positive!!!!

Ça peut paraître bête mais je vous assure que ça marche. Imaginez votre joie, votre bien être une fois votre objectif atteint.

6. Pratiquez dans un joli cadre,

Si vous courez, n’hésitez pas à changer de parcours régulièrement, en plus d’être motivant, c’est aussi sécurisant quand on court et qu’on est une femme. Par exemple, quand je n’ai pas vraiment envie, je pars courir le long de la mer et ben ma séance, pourtant redoutée, passe comme en un éclair.

Variez les plaisirs, ne faites pas toujours la même chose.

7. Pratiquez en musique,

Une bonne playlist motivante. Je cours depuis bientôt 3 ans, je suis encore incapable aujourd’hui de faire 5kms si je n’ai pas de musique dans les oreilles. Après ces derniers temps, j’ai trouvez une alternative assez sympa, les livres audios, ou comment se cultiver en faisant du sport, obtenir un joli corps et une tête bien remplie.

8. Je choisis une jolie tenue confortable,

Pa besoin de claquer beaucoup d’argent, il y a de plus en plus d’enseignes qui offrent des gammes a petit prix. Je m’équipe la plupart du temps à Décathlon, mon magasin de sport préféré. par contre, une bonne brassière, une bonne paire de chaussures adaptées au sport mais aussi à soi, restent pour moi l’essentiel et je ne fais pas d’impasse la dessus.

Et ben voilà, je crois qu’on a fait le tour, des questions?? N’hésitez pas!!!!

Courage, les beaux jours arrivent et en général avec eux notre envie de nous dépenser plus!!!

Marseille/ cassis ou l histoire d un pantin complètement démantibulé

Marseille/ cassis ou l histoire d un pantin complètement démantibulé

Dimanche je prenais le départ de la célèbre course 🏃 reliant Marseille à Cassis.

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Quand j ai commencé les courses officielles celle ci faisait encore partie d un doux rêve et c est un peu par hasard, grâce au boulot que j ai pu avoir un dossard!!!

Naïvement je m’étais dit dans ma petite tête que je commencerais mon entraînement fin août et puis il y a eu tellement de courses 🏃 entre disney, run in Lyon, les 20kms de Paris et autres choses je savais très bien 😊 que je n’étais pas prête!!

C est donc toute en stress ce matin là que j attendais dans le sas, en plus il y avait un vent 💨 pas possible!!!

Bref!!!

9h00 le départ est donné, je perds vite de vue les copains qui veulent à tout prix suivre les meneurs d allure. Ma stratégie est tout autre: je m économises sur les 10 premiers kms, je donne tout sur la seconde partie de course 🏃 mais surtout je ne joue pas ma vie, ce n’est pas mon métier alors je profites du paysage et je prend du plaisir!!!

1er km j ai pas l impression que c est du faux plat mais au 2eme ça y est on y est c est parti!!!

Ça me fait bizarre d habitude ça part toujours vite et je me retrouve souvent tranquille en fin de peloton là non 🙅 on avance en gros troupeaux c est assez marrant mais du coup ça ne donne pas envie d accélérer et de se griller à mort!!!

J ai plutôt envie de chanter 🎤 : « ah qu’est qu’on est serrés au fond de cette boite, chantent les sardines chantent les sardines!!! » 😅 mais je préfère garder mes forces!!

1er ravito je suis contente d avoir mon camel back mes pompotes parce que la c est clairement le bordel!!! Je me mets sur le côté mais même la c est la galère les gens marchent et il faut zigzaguer moi je n en ressens pas le besoin je suis juste bien!!!

6eme kms, je tourne la tête sur ma droite et je vois les autres à flanc de collines j adore mais je vous ce qui m attends ça va monter sévère!!!

Je continues mon bonhomme de chemin toujours en troupeau.

8eme kms je marche 🚶 un peu j en profites pour prendre une pompote, le temps de la manger je repars de suite.

9eme kms je m étrangle j ai voulu boire de l eau en courant et c est pas passé !!! Je reprends mes esprits en marchant!!!

« La gineste je t aurais!!! » je me le répète en boucle dans ma tête depuis un moment déjà, il me reste à peine quelques mètres et j y suis!!!

Je suis heureuse d être là tout simplement et en plus ça commence à descendre le top!!!

Petite montée de rien du tout au 12eme kms!!!

Le troupeau commence un peu à s étirer et c est bizarre mais je me sens un peu seule!!!

15eme kms les photographes, chouette pour une fois j aurais une belle photo je saute je fais la maligne!!!

« Mais qui fait le malin tombe dans le ravin » c est notre devise au boulot!!! Ça ne va pas rater!!! 3 pas et je m étales de tout mon long sur le bitume!!!

Une espèce de crampe aux mollets, un truc de malade 🤒 !!!

Ahahaha celle ci aussi de photo va être magnifique, gros câlin 🤗 au sol!!! J en rigoles mais sur le coup, ce n était pas vraiment le cas!!

Je me relève je repars on est en descente, j ai mal, ça pique mais c est pas grave mon esprit est ailleurs, c est juste magnifique ce cadre!!!

17ème re gamelle décidément, j ai l impression d être un vieux pantin démantibulé, j aime pas cette sensation, mes mollets qui ne supportent plus le poids de mon corps et ça remonte!!!

Je marche, je cours, je marche, je cours …. les 3 kms les plus longs de ma petite vie de runneuse!!!

J entends les gens qui applaudissent à l arrivée mais celle ci me semble tellement loin!!! J y crois mais c est dur!!!

J’aperçois au loin les panneaux 200 m avant l arrivée, je ne lache plus rien, je passe l arche en 2h39 mon pire temps sur cette distance 🐵🙈🙊!!!

Mais ça y est, je suis finisher de #MK6, le reste n à plus d importance!!!

Je prendrais ma revanche l année prochaine 💪🏻💪🏻💪🏻!!!

La ronde des oliviers- édition 2017

La ronde des oliviers- édition 2017

Coucou les petits chats 🐱 !!!

Ça commence à faire un long moment que je n étais pas venue ici mais j ai toujours des problèmes d ordi et ce n est pas prêt de s arranger alors il faut bien faire avec!!!

Hier, j ai accroché un dossard, ces derniers temps, ça devient une petite habitude du dimanche!!! 4eme d affilé il y a eu disney (5kms le vendredi 10 le samedi et pour finir en beauté le semi), run in Lyon et les 20kms de Paris la semaine dernière!!

Ça en fait des courses et ce n est pas fini!!!

Je devais me reposer aujourd’hui mais ma copine a su trouver les mots pour me faire craquer. En même temps il en faut peu!!!

Une petite course 🏃 de village pas loin de la maison 🏠 je suis partie un peu à l arrach’ et ma copine c était pire !!!!🙈🙊🙉

Il faisait un peu frais et niveau échauffement on s est pas trop foulées!!!

Le départ a donc était tranquille en même temps vu le monde qu il y avait plus de 800 coureurs (record d affluence) on a couru ensemble les 2 premiers kms ensuite ma copine a accéléré!!

Je me suis retrouvée toute seule je la connais cette course 5kms de montée du plat et on redescend sur environ 3kms.

Le parcours est sympa au milieu des oliviers on passe ensuite dans le golf 🏌️ pour finir dans le village.

Mais le temps me paraît quand même long d habitude je cours en musique 🎧 mais je n ai rien pris cette fois ci!!!

4eme kms une dame qui marche et qui m empêche de passer on est en montée j ai chaud j ai soif ça me tué les jambes!!! Ravito je perds pas mal de temps c est dur de repartir!!!

Je serres les dents j ai envie de le faire tomber ce RP, je sais que ça être dur mais j y crois suis en forme!!!

5, puis 6eme km, tout va bien!!!

7eme km, je comprends pas je n ai pas l impression de ralentir mais c est bien le cas, c est dur mais je vois le 2eme ravito, je prend le temps de bien boire un petit carré de chocolat 🍫 et c’est reparti!!!!

Je sais que pour le RP c est mort 😵 tant pis!!!

On change de terrain de jeux du bitume d un coup je me sens tellement mieux et en plus on commence à descendre au top!!!

J entends le speaker l arrivée est proche je tiens le bon bout je ne lâche rien!!!

Je vois l arche petit sprint 1h08 temps officiel!!!

Qu’importe j ai de un passé la ligne d arrivée et de deux ça fait un bon moment que je n avais pas couru à cette allure alors je suis contente!!!

Petite rose 🥀je découvre que mon numéro de dossard a été tiré au sort, je repartirais avec une bonne bouteille d huile d’olive!!! Pour une fois que je gagne quelquechose je suis aux anges 👼 !!!

Wings for Life World run 

Wings for Life World run 

Courir pour ceux qui ne peuvent pas telle était la devise de la wings for Life world run qui a eu lieu dimanche.

Courir pour la bonne cause, courir pour récolter des dons pour faire avancer les recherches sur la moelle épinière avec la team on ne pouvait pas manquer ca!!!

Alors on a télécharger l appli et à 13h chacun de son côté on s est élancé!!! Une voiture virtuelle nommée la catchercar devait nous rattraper signifiant la fin de la course.

De mon côté, j ai mangé à 12h et je savais au fond de moi que ç était une mauvaise idée!!! Tant pis 😂😂😂

1er km en pleine digestion, les jambes lourdes, il faisait déjà chaud, ç est pour la bonne cause, on se plaint pas, on serres les dents on y va!!!! La catchercar est à 30 Minutes de moi.
Je cours dans mon village, j emprunte donc mes parcours habituels!!! Oh 😲 non, des chiens 🐶 sans laisse, sans maître, je fais demi tour.

Pas de possibilité de se mettre à l ombre, heureusement que j ai pris de l eau 💦.

3eme kms, 4eme kms, la catchercar est derrière moi 😂😂😂 j accélère en pleine montée est ce vraiment raisonnable ??? Pas le choix, j ai pas envie de m arrêter la!!!!

Je continue au final, l écart avec la voiture 🚗 se creuse, je serres les dents j y vais tranquille!!!!

Je longe l étang, cette odeur de barbecue 🍗 miam 😋 miam 🤤, les gens font exprès ou quoi déjà lundi, lors de la séance de fractionnes ça sentait la bouffe a plein nez!!!

Une longue ligne droite, 8kms et des bananes 🍌 déjà et ça y est la catchercar m à rattrapée!!!!


Fin du game pour moi, en tout cas même si j ai souffert ( je ne peux m en prendre qu’à moi même, j aurais très bien pu manger beaucoup plus tôt ou alors plus tard), j ai vraiment apprécié cette course virtuelle!!!

La preuve en est, j ai encore suivi ma team dans une nouvelle aventure, toujours pour la bonne cause, cette fois ci, on s est engagé pour la protection des lynx avec nature et découvertes, plus d infos sur le défi des foulées.